Le Réseau des EFE

Les Écoles françaises à l’étranger (EFE) constituent un réseau de cinq établissements d’enseignement supérieur et de recherche, régis par le décret 2011-164 du 10 février 2011. Établies en Grèce (École française d’Athènes, 1846), en Italie (École française de Rome, 1875), en Égypte (Institut français d’archéologie orientale, Le Caire, 1880), en Asie (École française d’Extrême-Orient, Paris, 1898) et en Espagne (Casa de Velázquez, Madrid, 1920), elles remplissent une triple mission de formation, de recherche et de diffusion en sciences humaines et sociales.

Elles accueillent des jeunes chercheurs au niveau doctorat ou post-doctorat, s’appuient sur une communauté de chercheurs confirmés, français ou étrangers, et publient une centaine de volumes par an. Elles développent dans les pays d’accueil des réseaux de collaboration et de coopération qui font d’elles des acteurs irremplaçables de la recherche française à l’étranger. Depuis 2015, elles sont dotées d’un "comité des directeurs" qui pilote les opérations communes du réseau.

Missions

Les Écoles françaises à l’étranger accomplissent des missions de formation, de recherche, de diffusion et de valorisation.
Elles assurent une mission de formation à la recherche ; à cette fin, elles accueillent des doctorants et des post-doctorants pour des durées diverses et sous des statuts multiples : membres d’un an renouvelable deux ou trois fois, boursiers d’un mois ou plus, stagiaires pour les fouilles archéologiques, étudiants en séminaire de formation doctorale thématique, ou en contrat doctoral avec une université. Elles accueillent aussi en stage professionnel de jeunes conservateurs, archivistes, bibliothécaires, architectes, topographes, ou professionnels de l’édition. À tous, elles offrent l’opportunité de travailler dans un cadre professionnel international.

Dans les pays où elles sont implantées, les EFE développent, selon une programmation quinquennale, des missions de recherche dans de nombreux domaines des sciences humaines et sociales : archéologie, histoire de l’art, histoire, sciences religieuses, philologie, anthropologie, ethnologie ou sciences sociales. À ces missions participent les membres, les anciens membres ou des chercheurs associés. Elles disposent de supports d’accueil pour des membres d’un an renouvelable (EFA, EFR, IFAO, Casa) ou permanents (EFEO), des chercheurs résidents d’un mois ou plus, des chercheurs sur mobilité internationale du CNRS ou européenne (Programme Marie Sklodowska-Curie). Elles ont aussi la capacité d’héberger les chercheurs dans des structures installées sur les sites où elles mènent des fouilles archéologiques. Les missions qu’elles accueillent bénéficient d’un environnement administratif, scientifique et technique immédiatement opérationnel.

Les Écoles assurent la diffusion et la valorisation des données qu’elles produisent. Elles publient une centaine de monographies par an, une dizaine de revues spécialisées et de nombreux actes de colloques. Elles organisent dans les pays hôtes et en France des manifestations scientifiques (conférences, expositions, etc.) à destination des spécialistes ou du grand public.

Gouvernance

Relevant du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, les Écoles françaises à l’étranger sont régies par un décret commun (2011-164 du 10 février 2011). Elles sont placées sous la tutelle scientifique de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres ainsi que de l’Académie des Beaux-Arts pour la section artistique de la Casa et de l’Académie des Sciences Morales et Politiques pour l’École française de Rome. Chaque EFE est dotée d’un conseil d’administration et d’un conseil scientifique, ainsi que d’un conseil artistique pour la Casa. Par convention, elles ont créé en janvier 2015, un "comité des directeurs" avec présidence tournante, instance de réflexion et de proposition du réseau. Depuis 2013, elles sont représentées à la Conférence des Présidents d’Universités.

Le Président du Réseau

MChristophe Marquet. Christophe Marquet est Président du Réseau depuis le 1er janvier 2019, pour une durée d'un an.

Directeur de l’École française d’Extrême-Orient (EFEO) depuis 2018, il est également directeur d’études en histoire de l’art japonais, discipline qu’il enseigne depuis 1992 à l’Institut national des langues et civilisations orientales, où il a été professeur des universités.

Il a été responsable du centre de recherche de l’EFEO à Tokyo (2004-2008), puis directeur de l’Institut français de recherche sur le Japon (UMIFRE 19) de la Maison franco-japonaise (2011-2016) et de l’unité de service et de recherche - Asie orientale du CNRS (USR 3331, Tokyo, Hongkong, Taipei).