Les officiers et la chose publique dans les territoires angevins (XIIIe-XVe siècle) : vers une culture politique ?

Les officiers et la chose publique dans les territoires angevins (XIIIe-XVe siècle) : vers une culture politique ?

Les officiers et la chose publique dans les territoires angevins (XIIIe-XVe siècle) : vers une culture politique ?

Titre en ligne sur OpenEdition Books
Gli ufficiali e la cosa pubblica nei territori angioini (XIII-XV secolo): verso una cultura politica?

Études réunies par Thierry PÉCOUT

Collection de l'École française de Rome 518-4

Date de publication
05-2020

Auteur publication

Au sein de l’ensemble des territoires contrôlés par les dynasties angevines, nous proposons d’examiner le personnel chargé des services centraux, la chancellerie, les cours de justice, les Chambre des comptes et archives, ou encore le conseil royal ou l’hôtel, tout comme les officiers des cours locales. On s’interrogera sur l’origine, la formation, les réseaux et les carrières de ce personnel, ainsi que sur la genèse institutionnelle de ses offices et charges. Tous ces éléments de départ s’articuleront avec une réflexion sur l’émergence de cultures administratives et politiques propres à ce groupe, autant de valeurs, de normes sociales, de pratiques, de dévotions et de goûts spécifiques caractérisant la genèse d’un milieu, et dans certains cas d’un « corps de l’État », dans le prolongement du colloque précédent tenu à Angers en novembre 2015 (« Parcours universitaires et formations intellectuelles des officiers angevins »). La question des circulations, des modèles et des échanges est certes importante. Mais dans un contexte monarchique, l’enjeu est aussi d’interroger précisément les phénomènes de « dépersonnalisation » de l’État et de discuter cette notion au regard de l’élaboration d’une « machine administrante » distincte de la personne du souverain et dont ce milieu est l’acteur. Pour éclairer ces processus, il s’agira de recourir tant à la prosopographie qu’aux carrières individuelles, à l’archéologie, à l’histoire et à l’histoire de l’art, à l’histoire des idées et des croyances, tant aux usages de l’écrit administratif ou spéculatif, qu’aux arts et lettres. 

 

Thierry Pécout, professeur d’histoire du Moyen Âge à l’université Jean Monnet (Saint-Étienne), membre honoraire de l’Institut universitaire de France, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques, directeur du Centre d’étude et de recherche sur les communautés, congrégations et ordres religieux (CERCOR, UMR LEM 8584), directeur des Fasti Ecclesiæ Gallicanæ, travaille sur l’histoire sociale et culturelle de l’institution, entre fin XIe et XIVe s., sur les processus d’institutionnalisation au sein des Églises séculières (épiscopat et chapitres cathédraux) et du gouvernement princier, dans les domaines de la maison de Provence-Anjou-Sicile.